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Enterrement juif : tout savoir sur les rituels pendant les obsèques

17 Janvier 2022

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Dans le judaïsme, comme dans beaucoup d’autres religions, la mort n’est pas la fin. Elle n’est qu’une étape dans le parcours qui mène le fidèle du royaume terrestre à celui céleste. En revanche, les rites funéraires juifs ainsi que la cérémonie obsèques sont bien différents de ceux chrétiens et musulmans. Basé sur des siècles de tradition juive, le service funéraire juif adhère depuis longtemps à un ensemble de croyances fortes qui respectent les enseignements de la Torah.
Du décès à l’inhumation, quelles sont les grandes étapes du rituel funéraire juif et quel est le sens des mots et des gestes dont il est fait ? Explications.

Le rite funéraire juif :

La Tora indique que la mort est symbole d’éternité auprès de Dieu pour un défunt.

Ce n’est que quand le défunt rend son dernier souffle que l’un de ses proches peut le toucher pour lui fermer les yeux et la bouche. Ensuite, le corps est recouvert par un drap. Les traditions juives exigent qu'on recouvre également tous les miroirs et laisse une bougie ou une veilleuse allumée près du visage de la personne décédée.

Après le décès, les obsèques sont organisées dans les plus brefs délais. La famille contacte les pompes funèbres pour organiser rapidement la cérémonie des funérailles. La famille contacte aussi une sainte assemblée appelée "Hevra Kaddish » (personnes juives, qui s'occupent de préparer les corps des défunts juifs conformément aux rites de la Halakha et veillent à ce qu'ils ne soient pas profanés jusqu'à l’enterrement) qui aide à la préparation de l’inhumation.

L'Hevra Kaddishi prépare et nettoie le corps dans une procédure appelée "la Tahara" qui a pour but de purifier le corps.

D'après la croyance, ce nettoyage permet de libérer l'âme du corps. Cette procédure est pratiquée en silence dans une pièce isolée. Par pudeur, seules les femmes de la Hevra Kaddishi ont le droit de nettoyer le corps. Après le nettoyage, le corps est mis en bière après avoir été enveloppé dans un linceul blanc. Aucun membre de la famille ne peut le toucher. Pendant l’enterrement, le rabbin prononce l’éloge funèbre en plaçant le cercueil dans la tombe.

Un enterrement juif sobre et dans le respect de la coutume

Le cercueil est toujours très simple. La cérémonie de mise en terre est elle-aussi épurée, il n’est pas d’usage de voir des fleurs lors des obsèques juives, il ne s’agit pas d’un interdit mais plutôt d’un usage qui veut que l’on se passe de fleurs et de couronnes. Il est préférable de donner de l’argent à la synagogue en mémoire du défunt.

Lors de la mise en terre, la lecture du « Tsidouk Hadin » (éloge funèbre), accompagne le cercueil lors de la mise en terre. En quittant le cimetière, il est de coutume de se laver les mains sans les essuyer, le défunt reste ainsi avec ses proches par la pensée.

Mettre un corps en terre est un acte sacré rendu obligatoire par la Tora. Ne pas inhumer un corps revient donc à priver son âme du repos et d’un bonheur éternel.

La crémation, bien qu’acceptée par quelques rabbins qui effectuent la prière au moment de la levée du corps, reste considérée comme une attaque au corps, à l’âme et à l’humanité du défunt.

Les commandements de la Tora rythment les rites et les cérémonies juives.

Les juifs considèrent la vie sur terre comme un passage, une simple étape avant la vie après la mort, symbole de l’éternité auprès de Dieu. Les fidèles sont empreints d’une certaine sérénité, qui ne les empêche bien sûr pas de regretter la mort d’un proche.

Choisir de se faire enterrer en Israël

Il est tout à fait possible aux juifs de France d’être enterrés en Israël et de se faire rapatrier là bas. Les personnes de confession juive inhumées en France peuvent être enterrées dans des carrés juifs dans certains cimetières. Les inhumations juives n’ont jamais lieu le weekend, Shabbat ayant lieu le samedi et les pompes funèbres ne se chargent d'aucune obsèques le dimanche.

Si le cercueil est obligatoire en France pour des raisons sanitaires, en Israël, les corps sont enterrés directement à même la terre, simplement enveloppés dans un linceul.

Le deuil dans la religion juive :

Les rituels ne s’arrêtent pas à l’inhumation du défunt. Il incombe aux « onens », les personnes endeuillées, de réaliser un certain nombre de pratiques durant la période du deuil. Une période de trois étapes qui s’étend sur douze mois.

La première semaine : « Chive’a » : Les sept premiers jours, à compter du jour de l’inhumation et en dehors du jour de Chabbat, il leur sera interdit de :
- Sortir de la maison, sauf pour aller à la synagogue

  • Travailler
  • Se raser
  • Se laver et laver leurs vêtements
  • Étudier la Torah
  • Avoir des relations conjugales
  • Se vêtir du cuir

Durant cette première semaine, une veilleuse reste allumée, et les miroirs restent recouverts.

Le premier mois : « Chelochim » :

Le mois suivant inhumation, les règles sont plus souples au niveau de l’habillement et de la toilette. Cette période interdit :

- Le mariage
- Le port de nouveaux vêtements
- Les salutations très chaleureuses

Durant l’année du deuil :
Les onze mois qui suivent, les enfants et petits-enfants du mort devront se rendre matin et soir à la synagogue pour prier pour le repos de l’âme de leur géniteur en récitant le « kaddish », une louange à Dieu.

Après la période de deuil :
Une fois la période du deuil terminée, le défunt n’est pas oublié. À chaque anniversaire de sa mort (et non pas celui de son inhumation), tous les proches du défunt se rassemblent et organisent une cérémonie de prière pour célébrer sa mémoire.

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