Saïda Gharbi est née le 13 août 1960 à 16h40 à Saint-Étienne, fille de Merbarka Benferhat et Abdelkader Gharbi. Aînée d’une fratrie nombreuse, elle a très tôt endossé un rôle de pilier au sein de la famille, avec sagesse, force intérieure et un sens du devoir profond. Elle a consacré une grande partie de sa vie à soutenir sa mère, épauler ses frères et sœurs, et porter, souvent en silence, les responsabilités que la vie lui avait confiées.
Son parcours fut celui d’une femme courageuse, discrète, profondément humaine, guidée par une foi sincère et une quête de sens. Après un baccalauréat en gestion, elle s’est d’abord tournée vers les langues étrangères, avant de trouver sa voie dans le domaine du soin. Infirmière en psychiatrie à l’hôpital du Vinatier, elle n’a cessé de s’investir pour comprendre l’âme humaine. Elle a repris ses études et est devenue psychologue, écoutant, apaisant et accompagnant, avec une rare bienveillance, ceux que la vie avait blessés.
Femme de cœur, mère dévouée, âme généreuse, Saïda a élevé sa fille Léana avec une tendresse inépuisable. Elle lui a transmis des valeurs fortes, une exigence bienveillante, et cette force intérieure qui traverse les épreuves. Aujourd’hui, Léana, admise en oncologie, porte haut l’héritage de sa mère. Sa réussite est le reflet de l’amour, du courage et des sacrifices de Saïda. .
Saïda aimait la photographie, les voyages, les paysages silencieux et profonds, à son image. Elle s’intéressait aux mystères de l’esprit humain, aux chemins intérieurs, à tout ce qui ne se voit pas mais se ressent. Elle savait voir l’invisible et écouter l’indicible.
À la mort de notre mère, le cancer s’est abattu sur notre famille comme une ombre silencieuse. Pendant plus de deux ans, Saïda s’est battue contre la maladie avec une force admirable, une foi inébranlable, et une dignité bouleversante. Mais après le décès de notre sœur Fatiha, elle aussi emportée par la maladie, Saïda a cessé de lutter. Comme si son cœur ne pouvait plus supporter une douleur de plus, elle s’est remise à Dieu, dans un ultime acte de confiance.
Aujourd’hui, ma sœur, nous te pleurons, mais nous savons que tu es partie en paix. Tu as rejoint Maman et Fatiha, dans la lumière. Vous voilà à nouveau réunies, auprès de Celui qui guérit toutes les douleurs. Et de la haut, tu peux être fière de ton parcours et en tant que m
Que Dieu, dans Son infinie miséricorde, t’ouvre les portes de Son Paradis.
Que ton âme repose en paix.
Et que ton souvenir continue de vivre en nous, avec amour et fierté.